L'essentiel à retenir : la psychogénéalogie explore les héritages familiaux invisibles — loyautés, répétitions, silences — pour vous aider à discerner ce qui vous appartient vraiment. En travaillant votre arbre sur trois générations, nous identifions les mémoires transmises qui freinent votre épanouissement. Une approche éclairée par les recherches en épigénétique, compatible avec la spiritualité et l'islam.

Il y a des histoires qu'on ne se raconte pas. Des silences posés sur certaines dates, certains prénoms, certains non-dits. Et pourtant, ils traversent les générations — comme une mélodie qu'on n'a jamais apprise mais qu'on reconnaît.

La psychogénéalogie propose d'écouter cette mélodie. Pas pour la juger. Pour comprendre ce qui, en nous, appartient à ceux qui nous ont précédés — et ce qui est vraiment à nous.

Cette discipline s'appuie sur les travaux d'Anne Ancelin Schützenberger, qui a mis en lumière le psychogénogramme : un arbre généalogique enrichi des événements marquants, des secrets, des dates-clés et des schémas relationnels.

À Bruxelles, je reçois régulièrement des personnes qui viennent sans savoir exactement ce qu'elles cherchent. Une répétition les trouble. Un choix de vie les étonne. Une date les hante sans raison.

La psychogénéalogie peut-elle s'accorder avec la spiritualité et l'islam ?

Cette question revient souvent — car pour certaines personnes, aborder l'histoire familiale sans dimension spirituelle laisse un vide. La psychogénéalogie, telle que je la pratique, est compatible avec les croyances religieuses, y compris l'islam.

Pourquoi ? Parce qu'elle ne cherche pas à attribuer vos difficultés à vos ancêtres comme une fatalité. Elle vous invite à discerner ce que vous portez et qui ne vous appartient pas — pour mieux vous tourner vers ce qui est authentiquement le vôtre.

Fitra et silat al-rahim : un chemin de discernement

En islam, on parle de fitra : la nature originelle que Dieu a déposée en chaque être humain. La psychogénéalogie peut aider à retrouver cette fitra, en dépouillant ce que les héritages familiaux ont ajouté par-dessus.

Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Transmettez de moi, ne serait-ce qu'un verset. » La chaîne de transmission n'est pas seulement celle du savoir religieux — c'est aussi celle des valeurs, des silences, des histoires qui circulent dans une famille.

Le silat al-rahim — les liens du sang, la continuité entre les générations — rejoint cette intuition que nous existons dans une trame qui nous précède. Le travail sur l'arbre ne rompt pas ce lien : il l'assainit, en mettant de la conscience sur ce qui entrave.

Votre libre arbitre reste central. Il n'existe aucune fatalité dans les schémas hérités.

Le travail sur l'arbre ne rompt pas le lien familial, il l'assainit en mettant de la conscience sur ce qui nous entrave.

Représentation visuelle de l'arbre généalogique apaisé et de la fitra en psychogénéalogie

Comment fonctionne la psychogénéalogie ?

La psychogénéalogie ne s'apparente pas à une thérapie classique. La séance commence par la construction d'un arbre généalogique en plusieurs étapes : les données démographiques, le fonctionnement émotionnel et comportemental, et les événements critiques.

Arbre généalogique, loyautés familiales et répétitions

Peu à peu, des motifs apparaissent. Une séparation à 32 ans, comme la mère, comme la grand-mère. Un prénom qui porte le poids d'un ancêtre disparu. C'est la loyauté familiale : des personnes s'empêchent de réussir par fidélité à un grand-père qui n'a pas eu cette chance.

Les secrets de famille pèsent lourd sur la descendance. Ce qui est tu par une génération finit souvent par s'exprimer chez la suivante. Le corps devient alors le messager.

Cette étude sur la transmission intergénérationnelle éclaire comment ces liens nous influencent durablement.

Exemple de génosociogramme thérapeutique sur trois générations pour identifier les répétitions familiales

L'apport de l'épigénétique à la psychogénéalogie

Les découvertes en épigénétique éclairent ce que la psychogénéalogie pressentait : nos gènes gardent une mémoire de ce qui s'est passé dans notre ascendance.

Mémoire de l'ascendance et preuves scientifiques

Anne Ancelin Schützenberger a théorisé le syndrome des ancêtres : les traumatismes non résolus se transmettent inconsciemment et influencent les comportements actuels.

Moshe Szyf a démontré que le stress modifie l'expression de nos gènes. Les épreuves vécues par les aïeux peuvent laisser une empreinte biologique sur les descendants. Si un ancêtre a vécu la guerre, cette empreinte peut se transmettre.

Pourtant, cette hérédité n'est pas une fatalité. Notre environnement et nos actes transforment ces empreintes. La psychogénéalogie, en nommant ces héritages invisibles, permet de les déposer.

Comment se passe une séance de psychogénéalogie ?

Durée, lieu et modalités pratiques à Bruxelles

Une séance dure entre 1h et 1h30. Aucune connaissance préalable nécessaire. Parfois, des souvenirs remontent : une histoire racontée par une grand-mère, un lieu dont vous portez l'écho sans l'avoir connu.

Mon rôle n'est pas d'interpréter à votre place. C'est vous qui faites le lien.

Je reçois en présentiel à Jette (Bruxelles) ainsi qu'à distance, le samedi de 11h à 16h. Le cadre est confidentiel. Apportez vos questions et les quelques dates familiales que vous connaissez — c'est suffisant pour commencer.

La psychogénéalogie est-elle une pratique dangereuse ?

Un cadre bienveillant et sécurisé

Toute pratique qui touche à l'histoire intime peut, mal utilisée, devenir envahissante. La psychogénéalogie n'est pas dangereuse en elle-même, à condition d'être pratiquée dans un cadre bienveillant. Le danger viendrait plutôt de l'inverse : ne jamais regarder ces schémas.

Cette approche ne remplace en aucun cas un avis médical ou psychiatrique. Je veille à ne jamais forcer de révélations qui pourraient fragiliser. Nous avançons à votre rythme. Vous restez la seule guide de vos propres découvertes.

Ce que les personnes accompagnées observent

Témoignage : l'impact d'un prénom hérité

Une personne reçue récemment, une femme d'une quarantaine d'années, avait du mal à s'autoriser à être heureuse. En remontant son arbre, nous avons découvert qu'elle portait le même prénom qu'une tante décédée jeune, dont on ne parlait jamais. Sans le savoir, elle était restée fidèle à cette histoire — trop fidèle.

Comprendre que ce blocage ne m'appartenait pas a été le début d'un espace que je ne m'étais jamais accordé.

Le simple fait de nommer cette loyauté invisible a ouvert quelque chose qu'elle ne s'était jamais permis. Chaque parcours est unique.

En résumé : les 4 étapes d'une séance

Le processus étape par étape

  1. L'accueil — Échange sur ce qui vous amène. Aucune connaissance préalable nécessaire.
  2. L'arbre généalogique — Relevé des données démographiques, des événements critiques et des relations familiales.
  3. La lecture des schémas — Observation des répétitions, des loyautés invisibles et des motifs qui traversent les générations.
  4. La libération — Ce qui était caché devient visible. Le schéma, une fois nommé, peut se dissoudre.

Chaque étape se fait à votre rythme, dans un cadre respectueux et confidentiel.

Comment choisir sa praticienne en psychogénéalogie ?

Les critères de fiabilité pour un accompagnement serein

C'est un domaine peu réglementé. Voici les repères qui comptent.

Formation solide. Elle doit s'appuyer sur des courants reconnus — Anne Ancelin Schützenberger, Ivan Boszormenyi-Nagy. Une supervision régulière garantit un regard extérieur sur la pratique.

Posture d'accompagnement. Une bonne praticienne ne fait jamais de promesses de guérison. Elle vous accompagne dans vos propres découvertes — elle n'interprète pas à votre place.

Cadre clair. Confidentialité, durée, tarif communiqués d'emblée.

Votre ressenti au premier contact. Ce lien de confiance est indispensable pour un travail sur l'intime.

CritèreCe qu'on vérifieSigne de fiabilité
FormationÉcoles reconnues (Schützenberger, Boszormenyi-Nagy)Parcours documenté
ÉthiqueLibre arbitre respectéPas de promesses de guérison
CadreConfidentialité, durée, tarif clairsSecret professionnel
SupervisionPratique encadréeRegard extérieur régulier

Vous hésitez encore ? Faites le questionnaire sur vos blocages émotionnels pour explorer ce que vous traversez en ce moment.

Cet article propose un regard d'accompagnement et ne remplace en aucun cas un avis médical ou psychiatrique. En Belgique : 0800 32 123 (prévention suicide) · 0800 30 030 (violences conjugales, gratuit).

Rachida Taje accompagne en cabinet à Jette (Bruxelles) des femmes et des enfants en quête de mieux-être physique et émotionnel. Formée aux soins énergétiques, à la psychogénéalogie, aux Access Bars, au cupping et à l'aromathérapie, elle propose des séances en présentiel et à distance, sur rendez-vous le samedi de 11h à 16h.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la psychogénéalogie exactement et comment peut-elle m'aider ?

La psychogénéalogie est une approche thérapeutique douce qui explore les liens entre votre histoire actuelle et celle de vos ancêtres. En travaillant sur votre mémoire transgénérationnelle, nous mettons en lumière les secrets, les non-dits ou les traumatismes qui se répètent inconsciemment dans votre vie.

Mon rôle, en tant que praticienne à Bruxelles, est de vous aider à construire votre arbre généalogique thérapeutique pour repérer ces schémas. L'objectif est de vous libérer de ces poids hérités pour que vous puissiez retrouver votre plein libre arbitre — sans la fatalité des répétitions familiales.

La psychogénéalogie est-elle compatible avec l'islam ?

C'est une question essentielle que beaucoup de personnes me posent. Oui, cette approche est tout à fait compatible avec la notion de fitra (notre nature originelle) et le respect du silat al-rahim (les liens de parenté). Le travail que nous faisons ensemble ne vise jamais à rompre avec votre famille, mais à assainir ces liens en mettant de la conscience sur les loyautés invisibles.

En identifiant ce qui appartient au passé, vous honorez vos ancêtres sans pour autant porter leurs fardeaux. C'est un chemin de discernement spirituel et psychologique qui respecte vos valeurs profondes.

Est-ce que la science confirme que l'on peut hériter du stress de nos ancêtres ?

Oui. Des chercheurs comme Moshe Szyf ont démontré que le stress ou les traumatismes vécus par nos aïeux peuvent laisser une empreinte biologique sur nos gènes, influençant notre manière de réagir aux événements. C'est ce qu'Anne Ancelin Schützenberger appelait le syndrome des ancêtres.

L'épigénétique nous dit aussi que ces marques ne sont pas définitives. En changeant votre environnement et en faisant ce travail, vous pouvez transformer ces transmissions. Vous n'êtes pas prisonnière de votre héritage.

Comment se déroule concrètement une séance avec vous à Bruxelles ?

Je vous accueille dans mon cabinet à Jette le samedi de 11h à 16h, ou à distance si cela vous convient mieux. Une séance dure entre 1h et 1h30. Nous commençons par définir votre intention, puis nous construisons ensemble votre arbre sur trois générations.

Nul besoin de connaissances particulières pour venir. Apportez simplement les quelques dates clés que vous possédez. Dans ce cadre sécurisant et confidentiel, vous repartez avec une clarté nouvelle sur ce qui vous appartient vraiment.

Cette pratique présente-t-elle des risques pour mon équilibre émotionnel ?

La psychogénéalogie, telle que je la pratique, avance à votre propre rythme. Il ne s'agit pas de forcer des révélations, mais de mettre de la lumière là où vous êtes prête à regarder. C'est un accompagnement bienveillant, ancré dans des faits réels et des documents concrets.

Ce travail est un complément — jamais un substitut — à un suivi médical ou psychiatrique si vous souffrez d'une pathologie.